Tesla Roadster : il roule, il vole, il stupéfie
Après neuf ans d’attente, Elon Musk a dévoilé le Tesla Roadster de série. Équipé de propulseurs SpaceX, le bolide électrique défie les lois de la physique : il roule à l’envers, décolle et réalise des tonneaux dans les airs.

Neuf ans pour redéfinir l’automobile
Novembre 2017. Elon Musk monte sur scène et présente un prototype qui fait souffler un vent de folie dans l’industrie automobile : le Tesla Roadster de deuxième génération. Des performances annoncées délirantes, des propulseurs SpaceX promis en option, et une date de livraison qui ne cessera de reculer. Neuf ans plus tard, dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026, la version de série est enfin officiellement dévoilée lors d’une démonstration en direct sur X et YouTube. « Vous allez voir des choses folles ce soir », a lancé Elon Musk en ouverture, avant d’ajouter : « C’est mieux qu’une voiture de James Bond. » Difficile de lui donner tort au vu de ce qui a suivi. Le carnet de réservations est désormais ouvert en France, moyennant des acomptes allant jusqu’à 250 000 euros.
La voiture qui roule à l’envers
La première démonstration laisse sans voix. Le Roadster s’engage sur une piste en forme de C qui monte vers le ciel. Arrivé en bout de rampe, à 20 mètres au-dessus du sol, le véhicule se retrouve à l’envers et reste plaqué contre la piste, immobile, défiant la gravité. Les jauges à l’écran affichent un appui de plus de 4,6 tonnes et une inclinaison à 170 degrés. Le secret : un système de ventilation multimode qui aspire l’air sous le véhicule, générant un appui aérodynamique colossal, même à vitesse nulle. Des ailerons actifs et des ventilateurs motorisés complètent le dispositif pour optimiser la traction dans toutes les conditions. Ce n’est plus une voiture, c’est une ventouse motorisée à 250 000 euros.
Les propulseurs SpaceX entrent en scène
La deuxième démonstration enfonce le clou. Le Roadster s’élance en bout de rampe et, au lieu de s’écraser au sol, des propulseurs à gaz froid issus de la technologie SpaceX le font pivoter dans les airs. La voiture réalise un tonneau complet avant de se poser en douceur. Une scène surréaliste où la science-fiction devient réalité sous les yeux des spectateurs. « Les ingénieurs de SpaceX et Tesla ont travaillé ensemble pour créer quelque chose que vous n’avez vu dans aucun film », a commenté Musk, et personne dans la salle n’a songé à le contredire. Ces propulseurs, qui constituaient l’option la plus spectaculaire du cahier des charges initial, sont bien présents sur la version de série.
Des performances qui écrasent la concurrence
Au-delà du spectacle, le Tesla Roadster se pose en candidat sérieux au titre de voiture la plus rapide jamais produite en série. Les chiffres annoncés dès 2017 ont été confirmés et même améliorés : un 0 à 100 km/h en moins d’une seconde, une vitesse de pointe supérieure à 400 km/h et une autonomie dépassant les 1 000 kilomètres en cycle mixte. La plateforme technique combine un groupe motopropulseur tri-moteur dernier cri avec le système de contrôle d’appui aérodynamique actif mis en lumière lors de la démonstration. Tesla promet une expérience de conduite radicalement différente de tout ce qui existe, capable de passer du mode supercar sur circuit au mode grand tourisme sur autoroute, le tout en quelques instants.
Un symbole industriel autant qu’une voiture
Le Tesla Roadster dépasse largement le cadre de l’automobile. Il incarne la convergence de deux empires construits par Elon Musk : Tesla, pionnier de l’électrique de masse, et SpaceX, leader mondial du spatial privé. Leur collaboration donne naissance à un objet hybride, à mi-chemin entre la voiture de sport et l’engin spatial, qui repousse les frontières de ce que l’on pensait techniquement possible sur route. La France fait partie des premiers marchés où les réservations sont ouvertes, avec des acomptes de 250 000 euros pour les éditions Founders Series. Un signal fort envoyé à une industrie automobile européenne en pleine mutation, alors que les constructeurs traditionnels peinent encore à trouver leur équilibre dans la transition électrique.
La rédaction ICONIQ. Business
Journaliste
Rédaction ICONIQ. Business
La rédaction Business d’ICONIQ. décrypte l’actualité économique, entrepreneuriale et financière. Grandes entreprises, startups, investissements, marchés, innovations et stratégies de croissance : nous analysons les mouvements qui transforment l’économie. Notre ambition est de rendre les sujets économiques accessibles tout en apportant un regard clair et documenté sur le monde des affaires.
Articles similaires
NVIDIA investit dans Doctolib : 100 millions de patients au cœur de la révolution IA
Jensen Huang était à Paris le 13 octobre. Le patron de NVIDIA a annoncé que son groupe entrait au capital de Doctolib en tant qu’actionnaire minoritaire. Derrière l’investissement, un objectif clair : accélérer l’IA en santé sur le sol européen. […]
Google lance son nouveau bracelet Fitbit Edge
Google officialise le Fitbit Edge, un bracelet connecté avec écran OLED, GPS intégré et IA santé. Disponible dès le 27 octobre, il complète la gamme entre le Fitbit Air et la Pixel Watch 5. […]
Hyrox : le sport qui cartonne attire les investisseurs liés à LVMH
Hyrox, la compétition fitness née en 2017, vient d’être rachetée par L Catterton, fonds lié à LVMH. Valorisée à 600 M€, elle revendique 1,4 million de participants dans 30 pays. […]

L'application ICONIQ.
Téléchargez l'application ICONIQ. pour ne rien manquer de l'actualité iconique !
Disponible sur iOS et Android.
