Messi : les adieux d’une légende
Le 7 octobre 2026, Lionel Messi a joué son 208e et dernier match sous le maillot de l’Albiceleste, face au Bénin (3-0), au Monumental de Buenos Aires.

Une dernière nuit au Monumental
Buenos Aires ne dort pas. Le stade Monumental, le plus grand d’Amérique du Sud avec ses 85 000 spectateurs, affichait complet bien avant le coup d’envoi. Les supporters avaient payé leurs places à prix d’or pour vivre ce moment qu’ils savaient unique. Depuis plusieurs semaines, l’annonce de la retraite internationale de Lionel Messi avait plongé tout un pays dans une douce mélancolie. Ce mardi soir, la fête et la tristesse se mêlaient dans les travées du stade, comme si l’Argentine cherchait à retenir encore quelques heures son enfant prodige. Les chants s’élevaient, les drapeaux ondulaient, et au milieu de tout cela, un homme de 39 ans enfilait pour la dernière fois le célèbre maillot bleu et blanc rayé, le numéro 10 dans le dos.
Buteur et passeur jusqu’au dernier souffle
Fidèle à lui-même jusqu’au bout, Messi n’a pas raté ses adieux sur le terrain. Impliqué sur les trois buts de la victoire argentine, il a transformé un penalty avec le calme et la précision qui ont fait sa légende, avant de délivrer deux passes décisives pour ses coéquipiers. Le score final de 3-0 face au Bénin traduit une domination totale, portée par un homme qui ne semblait pas décidé à partir sur une prestation ordinaire. Les statistiques de la rencontre parlent d’elles-mêmes : 65 % de possession, 12 tirs cadrés contre 2 et 666 passes réussies. Messi a quitté la pelouse sous une ovation debout, adressant un discret geste de la main aux médias avant de regagner les vestiaires pour la dernière fois sous ce maillot.
Un discours d’adieu qui restera dans les mémoires
Après le coup de sifflet final, Messi a pris le micro devant un stade Monumental en larmes. Sa voix légèrement brisée, il a d’abord pensé à son père, avant d’exprimer une gratitude immense pour tout ce que la sélection lui avait offert. « C’est difficile de dire quelque chose aujourd’hui, il y a beaucoup d’émotions, beaucoup de pensées qui se bousculent », a-t-il commencé. Il a ensuite confié que défendre le maillot de l’Argentine pendant plus de vingt ans avait été une immense fierté, même dans les moments les plus difficiles. « Ne plus venir ici sera une très grande douleur », a-t-il glissé, provoquant des larmes dans les travées. La phrase qui restera dans les mémoires : « La sélection a été la plus belle chose qui puisse m’arriver. » Une déclaration d’amour simple et absolue, digne d’un homme qui a toujours laissé parler ses actes avant ses mots.
Vingt et un ans d’une épopée inégalée
Messi avait disputé son premier match avec l’Albiceleste en 2005. Il avait alors 17 ans, et le monde entier commençait à deviner l’immensité du talent qui se présentait. Vingt et un ans plus tard, 208 sélections au compteur, il tire sa révérence avec un palmarès international qui force le respect : champion du monde en 2022 au Qatar, triple vainqueur de la Copa América dont la dernière en 2021. Sa relation avec la sélection n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Les années de défaites en finales, les critiques acerbes d’un public qui lui reprochait parfois de ne pas être assez présent, tout cela appartient désormais à un passé dissous dans la gloire. Le sacre mondial de 2022 avait tout effacé, offrant à Messi la consécration suprême qu’il méritait et que son peuple réclamait.
La presse mondiale salue l’entrée dans l’éternité
Dès le lendemain matin, les unes des journaux argentins et internationaux se ressemblaient toutes. « A la porte de l’éternité », titrait l’un d’eux. « Le meilleur joueur de tous les temps dit adieu », reprenait un autre. La presse française, espagnole, anglaise et brésilienne saluait unanimement la fin d’une carrière internationale hors norme. Pour Lionel Messi, le chapitre argentin est clos. Il continuera sans doute à évoluer en club, à l’Inter Miami, mais le bleu et blanc ne sera plus de la partie. Buenos Aires a pleuré cette nuit. Le monde du football a pleuré avec elle. Et quelque part, dans les rues de Rosario où tout a commencé, une ville entière a levé les yeux vers le ciel en sachant qu’une époque venait de se terminer.
La rédaction ICONIQ. Sport
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